|¯¯¯¯¯¯Je te touche. Je te vois. Je te suis. Je te respire. Tu es à moi. Aussi loin que mon c½ur me le permet, tu m'appartiens. Mon précieux...Obsession & Possession------- ______|

|¯¯¯¯¯¯Je te touche. Je te vois. Je te suis. Je te respire. Tu es à moi. Aussi loin que mon c½ur me le permet, tu m’appartiens. Mon précieux…Obsession & Possession------- ______|
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-----------------O_B_S_E_S_S_I_O_N__
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P_O_S_S_E_S_S_I_O_N--------------------




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||| ----Il aura fallut des guerres pour les apaiser.
||| ----Des larmes pour conjurer. Des sourires
||| ----pour panser. Mais ici et maintenant
||| ----il faudra bien plus pour Oublier.
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Juste l'a dit : « Il est tout ce que je possède ! » -----------



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# Posté le dimanche 28 décembre 2008 17:17

Modifié le samedi 07 février 2009 05:19

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L'EnferC'estElle
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________On se souvient d'un regard oublié sur une photo vieillie par le temps. Un sourire rayonnant en entraînant tellement d'autres. Et cette petite fille, serrant contre elle une poupée aux longs cheveux blonds. Elle est assise sur une chaise au coin de la photo. Elle ne sourit pas, jetant juste un regard presque trop sombre vers ceux qui rient. Elle n'est pas comme les autres. Elle ne le sera jamais. Un tube, voilà ce qu'elle est. Aspirant et recrachant. Elle ne porte pas un joli prénom, elle ne l'aime pas du tout. Et encore moins depuis le jour où elle a compris sa signification. Rien que de l'entendre, son corps bout de rage. Bout de haine. Bout de dégoût.


________Le temps a tout ravagé. Brisé l'enfant, laissant seulement le monstre faire surface. Le mal s'est insinué dans ses veines, avec la douceur d'un poison. La consume de l'intérieur. Elle ne respire plus. L'apnée de l'humanité. Elle le trouvera. Son héros. Juste l'a dit: « Il est tout ce que je possède ! ».



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E t .. J u s t e .. n e .. m e n t .. j a m a i s .
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` _ Are You Scared ? ____

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# Posté le dimanche 28 décembre 2008 20:01

Modifié le samedi 07 février 2009 11:13

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Sur un air de Marilyn Manson




IWillBeHauntedByYou
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La réalité, mon amour, c'est ce qui nous dépasse. Ce que nous ne pouvons toucher. Un jour tu comprendras que tu n'es pas un péché. Non, tu es plus que ça. Tu es une damnation. Ma réalité...



______Le générique de fin courrait rapidement le long de l'écran, clôturant ce chef d'½uvre du Septième Art. Une musique douce apaisait cette atmosphère qui s'était installée tout au long du film. Elle, elle était là, au creux de son lit, le dos à plat contre le mur froid, ses jambes frêles en tailleur recouvertes de couvertures rêches. Ses yeux entre bleu et gris étaient clairement humides ; grand ouverts, ils paraissaient vitreux. Les images du film se reflétaient encore dans sa rétine, et ces paroles... Ces paroles, celles sur lesquelles le film s'était achevé, trottaient dans sa tête. Lui martelaient le cerveau, la paralysaient sous l'effet de leur beauté, de leur magnificence, du fabuleux parfum d'utopie parfaite qui en émanait. Elle osait à peine respirer, de peur de briser ce qui semblait être...Un rayon d'espoir ? Immobile. Effarée. Chamboulée par cette histoire, par ces mouvement amples et fluides, ce visage si bien esquissé, cette tessiture angélique.


______La jeune fille posa dans un mouvement fébrile, la main sur son c½ur. Elle le sentait battre à tout rompre. Tellement qu'elle en avait l'impression que quiconque aurait été dans la même pièce, aurait sentit le sol vibrer sous ses pied, vu les murs trembler comme ses tympans le faisaient lorsque les ondes de son c½ur venaient délicieusement y tambouriner. Un peu plus et il aurait brisé sa poitrine pour sortir et éclater librement. Elle ferma les yeux et d'un geste presque automatique, éteignit la télé. Un calme trop lourd envahit la pièce, pesant, presque sans air. Surtout dans la chambre d'une jeune fille. Elle reposa la télécommande sur le mince matelas, laissa doucement sa main glisser sur sa cuisse, frôlant le tissu de la robe de nuit blanche. Elle sentait sa peau réagir à ses gestes. Elle aimait faire ça, faire réagir son petit corps. Son petit corps tout mort. Sa main remonta sa robe, glissant sur le haut de sa cuisse, sur son ventre. Elle pouvait les sentir ses petites cicatrices. Ses petits indices. Ses petits supplices.


______Elle ouvrit paresseusement les paupières, tournant la tête vers le mur. Elle pouvait y lire une phrase. Cette phrase : « Tu ne seras pas prêtresse de la luxure ! ». Elle sourit. Non pas celui d'une jeune fille. Un tout autre sourire. Un sourire rempli de rancune, de colère, de haine. Son autre main se posa sur le mur à la peinture écaillée. Elle frôla chaque mot, admirant ses longs doigts glisser avec souplesse entre et sur les lettres.

« I know now that I'm forever dirt. »


______Elle se mit à rire, plantant ses ongles dans le mur friable. Elle n'avait pas mal. Non, elle n'avait plus mal.


« Tu n'es plus seule. Je t'aime. Maintenant qu'ils ne sont plus là, tu es libre. Tu m'entends, tu es libre mon amour. »


______Elle prononça cette phrase un nombre incalculable de fois. Celle du film, celle qui le clôturait. Celle que ce beau jeune homme, ce Héros avait prononcé contre les lèvres de cette jeune femme encore sous le flot de la peur et de la douleur.


______Ses ongles griffèrent le mur, écaillant un peu plus la peinture grise et sale. Rayant cette phrase gravée dans le plâtre. Dans la pierre. Dans un geste d'une lenteur presque effrayante, elle se leva quittant son lit de ferrailles qui grinça sinistrement. Elle traversa sa chambre, sentant le parquet craquer sous ses pieds nus. Sa robe flottait autour de son corps osseux. Elle passa ses mains dans ses cheveux courts, beaucoup trop courts pour une petite fille. Elle arriva à la porte. Juste un grincement et elle se trouva dans le couloir. Elle se dirigea vers la pièce centrale de la maison. Descendit les marches de marbre, traversa la salle commune, s'infiltra, pour finir, dans la cuisine. Elle ouvrit doucement un des nombreux tiroirs, en sortant un couteau. Le plus gros. Le plus aiguisé. Le plus brillant. Autant que ses yeux gris dans cette nuit d'automne. Elle souriait encore, laissant l'éclat de ses dents blanches se poser sur la lame immaculée du couteau.



« Tu n'es plus seule. Je t'aime. Maintenant qu'ils ne sont plus là, tu es libre. Tu m'entends, tu es libre mon amour. »


______Elle remonta à l'étage, tenant le couteau fermement perpendiculaire à son corps. Elle le laissa trainer le long des murs, déchirant le papier peint par endroit d'un trait rectiligne. Elle souriait encore, ne décrispant pas son visage du rictus terrifiant qui l'ornait. Elle se retrouva devant une lourde porte de bois. Son c½ur ne lui avait jamais semblé aussi léger que cette nuit là.


« Maintenant qu'ils ne sont plus là, tu es libre. »


______Elle ouvrit la porte, sans faire de bruit. La chambre était plongée dans le noir, ne laissant entrevoir que deux corps sous une épaisse couverture. Elle murmura :



________« Tu es libre ! »


______Elle s'approcha lentement du lit, relevant l'arme. L'éclat de la lune sur le fer. L'éclat de son regard. La profondeur de son sourire carnassier. Elle se plaça devant le lit, face à ce qui laissait penser être un homme.


________« Papa. »


______Elle se saisit de l'arme avec ses deux mains, la tenant en l'air au dessus du corps de son père. Elle pouvait sentir l'excitation parcourir ses veines, se mélanger à son sang, coller à sa peau... C'était nouveau comme sensation...Nouveau, mais si agréable. Elle en était devenue avide, elle en avait besoin. Sentir l'ascension de l'adrénaline vers son cerveau, elle ne l'avait appréciée que trop peu de fois. Et une fois qu'elle aurait commit ces actes impardonnables, ceux qui comdamnent à l'Enfer des Enfers, l'Enfer sans rédemption, ceux qui salissent l'âme, la mutilent, la détruisent, l'empoisonnent ; elle s'en donnerait à coeur joie, elle se l'était promis. C'était sa revanche. Cette émotion ne la quitterait pas de si tôt...


________« Il a promis que je serai libre. »


______Un geste brusque et sa jolie robe blanche se tacha de sang. Elle répéta son geste encore et encore, secouant le corps déjà écarlate de son père. Le transperçant avec violence et rage. Elle se mit à rire, sentant son c½ur se vider. Son coprs se mouvait de ces petits spasmes d'euphorie incontrolable. Les secousses et le rire réveillèrent la personne qui dormait aux côtés du père. Elle se releva subitement, son visage se vida de toutes couleurs en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et elle hurla à la vue de tout ce sang. D'une voix terriblement calme, comme si cette scène avait été jouée et répétée des milliers de fois auparavant, la jeune fille s'adressa à sa mère.


________« Maman, tu es réveillée. Dis, tu veux bien jouer avec moi ? »


______La petite fille contourna le lit et s'approcha de sa mère. Cette dernière recula contre la tête du lit, cognant son dos contre le bois. On pouvait lire dans le regard de la mère bien plus que de la peur. Elle était terrifiée. Pétrifiée. Horrifiée. Elle ne réagissait pas, voyant en sa fille, la Mort en personne. Elle était comme statufiée, sa respiration bloquée. Elle n'y croyait pas, ce n'était pas possible...Elle allait se réveiller et tout s'évanouirait, son époux à ses côtés, le chant des oiseaux, les rayons de soleil... Oui bien sûr, ça ne pouvait pas être réel, ce tableaux pourtant si vivant n'était que cauchemar. Un horrible et terrorisant cauchemar. D'une minute à l'autre elle se réveillerait en sursauts, elle en était persuadée, fixant sa fille des yeux. Mais un doute persistait. La petite fille s'approcha encore et encore, pointant le couteau en direction de sa mère qui confondait toujours réalité et imagination : Et si... Et si cette vision apocalyptique n'était pas un rêve ?


________« Il a promis que quand vous ne serez plus là, je serai libre ! »


______Sa mère se jeta hors du lit, un éclair de lucidité lui ôtant tous ses doutes. C'était bien réel. Elle projeta sa fille au sol et se heurta au couteau, entaillant sa jambe profondément. Un cri de douleur rententit et une main s'appliqua sur la plaie déjà noyée de sang. La mère se mit à courir hors de la chambre, se dirigeant vers une autre, marquant sa trajectoire de traînées écarlates. Une nouvelle douleur la retint, elle s'effondra au sol, au beau milieu du corridor froid, le couteau de cuisine planté dans le dos. Elle, l'enfant, était debout derrière sa maternel. Un brin de colère noyait son regard, et étrangement, cette colère se mélangeait avec un tout autre sentiment. Un peu comme si elle avait été...offensée. Sa douce voix d'enfant s'éleva dans le couloir, contrastant avec cette atmosphère meurtrière.


________« Tu ne veux pas jouer avec moi. Mais tu sais, c'est tellement amusant ! »


______La mère essaya de se redresser, sentant le sang couler le long de ses flancs. Mais la douleur mêlée à l'absence de force l'en empêcha et sa fille vint envenimer les chose, s'acroupissant à ses côtés, ses prunelles brumeuses menaçant les yeux effrayés de sa génitrice. Et la jeune fille retira le couteau de la chair. Lentement. Très lentement. Savourant chacun des gémissements que sa proie lâchait. Elle retourna sa mère, s'asseyant sur son ventre. L'étouffant presque.


________« Juste, je te prie. Ne fais pas ça !
_________ Je n'ai pas le choix.
_________ Je t'en supplie, Juste, arrête !
»


______Elle se pencha vers le visage de sa mère livide et haletante, les lèvres contre son oreille, son souffle glacial effleurant et caressant les cheveux en bataille de sa victime. Son esprit immergé dans un trop plein d'adrénaline... Elle en veux encore. Encore ! Se délectant de la souffrance incommensurable qui se lisait dans les iris de sa mère, elle sentait la liberté se rapprocher à grand pas.



________« Tu n'as pas arrêté, quand moi, je t'ai suppliée. »


______Elle se redressa et planta le couteau dans la poitrine de sa mère. Brutalement. Sauvagement. Toujours ce sourire carnassier au visage. Sa mère hurla le nom de sa fille à s'en déchirer la gorge. Ses yeux ouverts tels des soucoupes, exorbités, fixant la chair de sa chair. Dévisageant ce monstre. Sa fille. Juste, tel était son nom.


______Les coups s'abattaient avec rage, colère et violence sur le corps à peine mort et encore tiède de la femme, éclaboussant la tapisserie à un rythme effréné, mutilant encore et encore. L'odeur du sang l'obnubilait, le bruit des éclaboussures, de la chair tranchée encore plus. Quand elle en eut assez, Juste se releva, essuyant ses mains ensanglantées sur sa robe de nuit. Étalant encore un peu plus le liquide rougeâtre.


______Juste laissa tomber dans un bruit métallique le couteau près du corps et se dirigea vers une autre chambre. Deux étages plus bas, dans l'aile opposé de la maison. Un lieu beaucoup plus doux. Plus pure que le reste de ces murs. Elle tenait fermement la poignée et murmura avec une douceur inconnue.



________« J'arrive mes petites s½urs chéries, j'arrive ...»


______Un calme serein embaumait la pièce, il n'y avait pas plus doux que l'atmosphère de la chambre. Brisé par les respirations lentes et régulières de deux personnes, le silence se mêlait à l'excitation de Juste. C'était si merveilleux. Oh oui, tellement merveilleux que de sentir les chaînes qui vous maintiennent à terres se détacher dans le regard suppliant d'un proche. Juste les sentait se délier au fur et à mesure qu'elle s'approchait d'un des lits. Les couvertures drapaient un tout petit corps. Plus petit encore que celui de Juste elle-même. De douces broderies en forme d'étoiles y étaient cousues.


______Elle s'approcha...Encore. Elle pouvait maintenant voir avec précision les cheveux blonds coupés carré d'une poupée de porcelaine. Sa poupée de porcelaine. Une minuscule main la tenait par la taille du bout des doigts. Juste retraça des yeux d'abord cette minuscule main, puis la manche du pyjama imprimé d'oursons en peluches, suivi la mince épaule toujours recouverte du même tissu, ainsi que la mèche de cheveux blonds presque blanchâtre, et puis enfin...Son visage. Innocent. Pure. Les marques de la vie ne sillonnaient pas encore ses traits malléables. Et elles ne les sillonneraient jamais.


______Le rayon de lune éclairait d'une lueur sinistre le visage de la petite fille. Juste s'assit avec le plus de délicatesse possible au bord du lit. De grâce, il ne grinça pas. Il était vrai que ce n'était pas le même lit en ferraille que l'on avait réservé pour sa personne... Elle parcouru le lit des yeux. De la tête au pied. Jusqu'à ce qu'elle ne le voit, c'était comme s'il l'avait toujours attendu, patientant le jour où elle s'en servirait comme elle le jugerait bon de l'utiliser. Juste agrippa le second oreiller qui servait à sa soeur de coussin entre ses mains, déposant du liquide rougeâtre sur la surface blanche.


______Les mains de chaque côté de l'oreiller, Juste regarda une dernière fois encore le visage de sa plus jeune s½ur. Elle releva ses bras de sorte à faire à ce que la masse molle est légère se retrouve juste au dessus de son visage inexpressif. En une fraction de seconde, l'oreiller s'abattit avec force sur le visage de la fillette. Juste appuya de toutes ses forces, ses yeux brillant de ce même brasier. Démenciel.



________« Le monde ne mérite pas d'être vu par des yeux aussi innocents ! »


______Le minuscule corps se débattit, ses jambes se tortillaient, allaient et venaient, ses mains, oh oui, ses pauvres mains avaient lâchées la poupée de porcelaine depuis plusieurs secondes, et s'affairaient à pousser à contre sens, à repousser ce qui l'étouffait et l'empêchait d'appeler à l'aide, de crier. Et puis son corps n'a plus bougé du tout. Plus rien. Il lui avait fallut quelques minutes. Quelques minutes seulement pour que les dernier spasmes disparaissent. S'évanouissent dans le néant.


______Le silence retomba. Juste se leva, et se retourna, toujours son arme à la main. De l'autre côté de la pièce, se trouvait un autre lit, pareil à celui-ci. Elle déglutit lentement, et remercia Dame Nature de lui avoir donnée des s½urs au sommeil si lourd. Comme dans un film dans lequel on aurait appuyé sur les boutons « reculer » puis « lecture », Juste répéta exactement les mêmes actions. Elle s'approcha du lit, la moquette aspirant ses pas trainants. Tout était absolument identique. Excepté peut-être la taille de la silhouette endormie. En effet, celle-là était d'au moins quinze bons centimètres plus grands. Mais Juste s'en fichait bien, quinze de moins, quinze de plus, où était la différence quand ce qu'il y avait à la clé était la liberté ? Ils ne seraient bientôt tous plus là, et elle, serait alors libre. Il lui avait promis.


______Une fois encore, l'oreiller plongea sur ce second visage enfantin et une fois encore, les membres de la jeune fille s'agitèrent dans tous les sens. Essayant de se libérer de cette étreinte forcée, de respirer, sentir ses poumons se gonfler encore une dernière fois d'air. Cette victime n'était pas aussi silencieuse que sa s½ur, non. Juste parvenait à ouïr des petits cris sourd au travers l'épais oreiller. Mais elle ne les a pas entendu bien longtemps, rassurez-vous...Comme son mini double, les bras et jambes de la fillette finirent par se laisser retomber mollement sur le dur matelas. Le pantin désarticulé chuta inanimé au milieu de ces draperies délicates. Juste laissa l'arme sur le lit, et sans un regard en arrière, sans un regard envers ses victimes, envers ce qui était son propre sang, sa propre chair, elle s'en alla, rebroussant chemin.


______Juste se dirigea vers sa chambre. Elle ramassa une peluche qui gisait sur le sol, près d'un des pieds de son lit. Elle s'allongea, enroulant du mieux qu'elle pouvait sa couverture autour de son corps. Elle avait soudainement froid, sentant l'air courir dans sa chambre, gelant ses os et froissant sa peau diaphane. Ses yeux brillaient encore, luisant face aux rayons de la Lune. L'unique témoin de cette nuit. Personne n'a entendu. La maison est entourée de bois, tout est isolé ici ! Juste écrasa la peluche contre sa poitrine, expulsant un peu de poussière dans l'air. Une odeur arriva à ses narines, celle du sang et de la vie qui s'écoule goutes à goutes. C'était décidé, demain elle avait du ménage. Il fallait effacer toutes traces de vie. Leurs Vies. Elle allait le faire. La machine était en marche, elle tournait à plein régime. Son essence ; sa colère. Son but ; Lui. Elle se mit à chanter une berceuse. L'unique douceur de son enfance. Le calme avant la tempête.


______Juste ferma les yeux. Elle rêvait. Son Héros était devant elle, lui tendant les bras. Elle n'hésita pas une seconde, se blottissant contre lui. Elle pouvait sentir son c½ur battre. « Pour moi ! A moi ! ». Juste respirait son odeur, s'imprégnait de son parfum. Celui de la sécurité. Elle a enfin fini la construction de son paradis, son havre de paix. Ici elle n'aura plus mal. Ici elle est en sécurité. Juste le sait. Elle a eut raison de tous les tuer. C'était si jouissif de voir la peur dans le regard de sa mère, sentir le sang couler le long de ses doigts. L'odeur chaude et enivrante. Juste avait tellement aimé ça. Elle ne s'était jamais sentit aussi ... Vivante.


______Cette nuit, une jeune fille de seize ans, dort profondément dans son lit de fortune. Tel un tableau qui s'éloigne peu à peu de notre vue. Elle dort avec le sourire. Elle dort pour la première fois depuis seize ans. Libre. Heureuse. Qui oserait la juger ? La condamner ? Voir pire : qui oserait comprendre pourquoi Juste a massacré toute sa famille ?


*


______Le soleil. Les bruits de la forêt. L'air pur. Elle. Juste était debout sur la terrasse de la maison. Elle essuya d'un revers de manche son front ruisselant de sueur et posa ensuite ses mains sur sa chute de rien, étirant ses muscles dorsaux.


________« Je n'aurais jamais pensé que nettoyer sa vie était si dur ! »


______Juste se ressaisit et attrapa la main de sa mère. Elle tira le corps vers le jardin. Le corps sans vie glissait avec peine. La jeune fille y mettait toute sa force mais sa mère était définitivement plus lourde que son père. Il faut l'avouer, son corps était volumineux, témoin de l'aisance culinaire de cette dernière. Juste avait déjà conduit son père dans le fond du jardin, dans le labyrinthe.


______Oui, un labyrinthe. Le père l'avait construit pour s'amuser. Mais bien vite, le jeu était devenu une Torture. « Sors ou meurs ! ». C'était l'endroit parfait pour dissimuler des corps. Les enterrer au milieu de cette jungle de chemin menant souvent à rien. Juste le connaissait par c½ur. Pour son plus grand malheur. Encore quelques mètres avant d'entrer. Encore quelques soupirs avant la fin.


______Tirer un trait sur le passé. Vider sa vie, son sac, de souvenirs. Juste déposa la dernière pelletée de terre. Elle s'agenouilla et aplatit la surface de ses mains. Elle souriait, elle avait enfin fini. Plus de larmes. Plus de peurs. Juste des secrets. Juste ce qu'il faut pour pimenter une vie. Ou en détruire d'autres. Qui sait ? A-t-elle prit goût au sang, à la mort ? J'en ai bien peur.


______Juste se releva et dépoussiéra son jean ainsi que ses mains. Elle passa ses mains dans ses cheveux courts.


________« Je crois que je vais les laisser pousser. Je suis une fille après tout ! »


______Elle quitta le centre du labyrinthe en énumérant tout ce qui allait changer. Une nouvelle coiffure. Une nouvelle chambre, pourquoi pas celle de ses parents. Après avoir enlevé tout le sang, cette chambre allait être parfaite. Une nouvelle vie. Et si elle s'inventait un passé plein de couleurs. Des parents aimants mais pas de s½urs. Non, juste elle. Elle s'arrêta à la sortie du labyrinthe, fixant sa grande demeure familiale. L'antre de l'Enfer. Elle soupira.


________« J'ai du travail. Il faut que tu sois près pour mon Héros. Je veux qu'à sa venue la
________maison soit parfaite. Il le mérite, non ? Il m'a sauvé la vie. Il m'aime, je le sais. Je
________le sens. Et tu sais quoi la vie, moi aussi je l'aime. Il est à moi. Rien qu'à moi. Tu
________vas voir, on sera tellement heureux tous les deux ici ! Tellement. »



______Juste repris sa marche, un large sourire fendant son visage d'ange.



« I will be haunted by You ! »



______Elle est tout ce que le monde cache, ou tente d'oublier. Elle ne connaît pas la paix, ni la douceur. Elle est ce qui tue et détruit. Elle n'est pas sainte. Et pourtant, tout aurait été différent si le treize n'était pas tombé un certain vendredi. On ne refait pas le monde. On ne refait pas les hommes. On ne recolle pas un corps brisé... Ce sont ces choses qui, une fois écrites, ne s'effacent jamais. Ni les larmes, ni le sang ne font oublier. On refoule mais on n'oublie pas. La nature est ainsi faite. Un jour ou l'autre tout revient, tout reprend.





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L e . c e r c l e . i n f e r n a l . d e . l a . v i e . ....E t . J u s t e . e n . f a i t . p a r t i e . . .

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`_ Do you want to run away ?__

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Edit du 3o.o8.o9 :

Bonjour, bonsoir.

Après plusieurs mois d'absence -dont nous nous excusons- nous avons décidé de poster le chapitre 2 et 3 (déjà écrits) mais sur un forum que nous avons créé. La première partie du chapitre 2 est dors et déjà en ligne sur ce forum.

Sachez bien que ce n'est pas une pub envers notre site, nous jugions seulement plus juste pour les premiers lecteurs de cette histoire de savoir que la suite est publiée autre part et d'avoir le choix de la lire, ou non.

D'autres part, le forum n'est pas visible à tous, en effet il faut s'y inscrire d'abord afin de voir son contenu (une mesure de sécurité contre les plagiats, étant donné que nous n'avons pas encore de copyright.)

Le forum en lui-même est consacré à l'Art, passant par la littérature, la musique, la photographie, le dessins, la peinture, la sculpture, l'art corporel, ainsi que le cinéma. Nous espérons vous y retrouver aux côtés de Juste très vite. Nous nous excusons encore de tous ces mois de silence, Eyllaudyi se joint à moi pour vous souhaiter aussi une bonne rentrée.


Rejoingez-nous ici, si le coeur vous en dit : Un Peu D'Art.


Amicalement,
Eyllaudyi & A* .

# Posté le lundi 29 décembre 2008 14:43

Modifié le dimanche 30 août 2009 06:37